Gaza – Quel avenir pour les gazaouis ?

Jeudi 11 mai sur le campus de Paris, les Euridissiens ont eu la chance d’assister à une conférence s’attaquant à l’un des sujets géopolitiques majeurs du XXème siècle, le conflit israélo-palestinien, à travers une approche pragmatique et humaine de la situation dans la bande de Gaza.

Le but de cette conférence n’était pas pour autant de faire simplement le constat d’une tragédie en cours, mais bien de penser ensemble un futur plus positif pour cette région et de dépasser les clivages générés par ce conflit.

Anne Paq, photographe française indépendante, leur a ainsi présenter son travail et notamment un court métrage permettant de faire connaissance avec 14 familles racontant leur quotidien et leur déchirement suite à la dernière offensive de 2014. Loin des images sommaires des journaux télévisés, les étudiants ont ainsi eu un aperçu de la réalité humaine de cet écueil politique toujours non résolu.

Dominique Nodet, représentant du village « Neve Shalom Wahat as Salam », a ainsi présenté ce village laïque où coexistent pacifiquement israéliens et palestiniens. Cette initiative tend à démontrer qu’aucune tension n’est insurmontable tant que la volonté de vivre ensemble existe. Pierre STAMBUL de l’Union Juive Française pour la Paix, nous a présenté les initiatives de cette association dans la région de Gaza, initiatives visant à améliorer le confort de vie des gazaouis grâce à des châteaux d’eau ou d’autres infrastructure leur faisant défaut. Il a ainsi illustré à nouveau qu’au-delà des oppositions politiques et religieuses, l’humanisme n’a de limites que celles qu’on lui met.  

Enfin, Helene LEGEAY, représentante de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, nous a présenter le recours juridique qu’elle mène avec son association pour mettre face à ses responsabilités une société française ayant produit et vendu une pièce équipant les missiles ayant fait des ravages dans les familles gazaouis en 2014. Cette procédure, qui devrait durer plusieurs années, souligne ainsi l’implication directe ou indirecte du monde occidental dans cette région et interroge son inaction face à ce qui reste un drame humanitaire.

 

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